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  • Louise Girard

Les plus beaux extraits de livres...

Plus de cent citations et extraits d’auteurs et écrivains qui ont comblé plus de 60 ans de mes lectures.



Je vous présente mes citations et extraits de livres préférés qui m’ont donné le goût de la lecture... Je vous souhaite beaucoup de plaisir à les découvrir ou redécouvrir!


Louise Girard




« Un livre est un objet mystérieux et une fois qu’il a pris son envol, n’importe quoi peut arriver » Paul Auster.

« Les droits imprescriptibles du lecteur :

1- Le droit de ne pas lire

2- Le droit de sauter des pages

3- Le droit de ne pas finir un livre

4- Le droit de relire

5- Le droit de lire n’importe quoi.

6- Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

7- Le droit de lire n’importe ou

8- Le droit de grappiller

9- Le droit de lire à haute voix

10-Le droit de nous taire » Comme un roman de Daniel Pennac.

« Il n’y a pas de chagrin qu’un livre ne puisse consoler » Ensemble c’est tout de Anna Gavalda.

« Tu as fait un trou dans ma mère et c’est moi qui le comblerai » La femme qui fuit de Anais Barbeau Lavalette.


« En parlant du café, je sais faire les cafés pour chaque désir, chaque humeur. Violent comme une gifle pour se réveiller le matin. Enrobé et serein pour faire passer un mal de crâne. Onctueux pour appeler à soi pour ne plus dormir. Le café pour atteindre. Le café pour se mettre hors de soi. Je dose comme un alchimiste » La porte aux enfers de Laurent Gaudé.

« Comme des dizaines d’auteurs avant moi, j’ai essayé d’écrire ma mère » Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan.

« Quand donc ai-je pris conscience pour la première fois que j’étais, dans mon pays d’une espèce destinée à être traitée en inférieure » La détresse et l’enchantement » de Gabrielle Roy.

« Vivre c’est prendre des risques » La mémoire des embruns de Karen Viggers.

« S’il existe mille façons de mourir, il faut surtout une façon de vivre » L’arracheuse de temps de Fred Pellerin.

« Écrire c’est aussi ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler sans bruit » Marguerite Duras.

« L’hiver est une créature redoutable, qui mord, gifle, ronge et dévore ses victimes à petit feu. Il fait fendre les clous, et éclore dans les glaces et sur le verre des floraisons délicates comme des dentelles à la beauté maléfique, il engourdit les membres et l’esprit, jusqu’à l’âme qui bientôt ne souhaite plus que se fondre dans ce tout silencieux dont la pureté meurtrière semble repos et paix » Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier.

« Elle faisait semblant que le sol était glacé sous ses orteils et que le vent la faisait virevolter » Hôtel Lonely Hearts de Heather O’Neill.

« IL y avait quelque chose de magique à les entendre parler de leur existence tragique d’une petite voix flutée. Ils étaient des métaphores de la tristesse » Hôtel Lonely Hearts de Heather O’Neill.

« Il est moins grave de perdre que de se perdre » Romain Gary.

« Plus on a rien et plus on veut croire » La vie devant soi de Romain Gary.

« Longtemps, je me suis couché de bonne humeur : Du côté de chez Swann Marcel Proust.

« L’exil se trouve à huit heures en voiture et il a la peau pâle » Manikanetish de Naomi Fontaine.

« J’avais sept ans petite fille brune parmi tous ces visages blancs, ces yeux pâles, bleus ou verts, ces cheveux blonds ou frisés. Étrangère, nouvelle venue. Différente. Constater ma peau foncée ne pas me sentir chez moi » Manikanetish de Naomi Fontaine.

« Je suis la nomade de la Toundra devenue. J’entends ta liberté! « Si un jour tu vas à la toundra, tu sentiras que la Terre te porte » Un thé dans la Toundra de Joséphine Bacon.

« Les mots! J’avais buté contre eux au plus profond de ma maladie, je les retrouvais maintenant, alors que j’étais presque guérie » Les mots pour le dire de Marie Cardinal.

« Pendant six ans, je me suis assis derrière ce bureau, ivre ou à l’état d’épave, comme un capitaine de bateau responsable d’une traversée n’allant nulle part » Écriture de Stephen King.

« La solitude s’est révélée, comme une brèche immense dans laquelle Louise s’est regardée sombrer. La solitude, qui collait à sa chair, à ses vêtements, a commencé à modeler ses traits et lui a donné des gestes de petite vieille. La solitude lui sautait au visage au crépuscule, quand la nuit tombe et que les bruits montent des maisons ou l’on vit à plusieurs » Chanson douce de Leila Slimani.

« On va trop loin pour ceux qui vont nulle part » Pierre Falardeau.

« Les glaces s’éternisent sur le lac St-Jean. Et les grévistes, 7h30 le matin, le soleil à peine sorti pour venir crever le gris froid de l’hiver, pris entre la route régionale et la grille d’entrée, ils ont le lac dans les yeux, un feu brûlé dans une vieille robe de sécheuse,et pas grand-chose d’autrui » Querelle de Roberval de Kevin Lambert.

« Mais c’est une révolte ? Non, Sire, c’est une révolution » Réponse De La Rochefoucault Liancourt à Louis XVI 14 septembre 1769.

« Bien longtemps avant nous ne sachions qu’il était le père de deux enfants, de deux femmes différentes, le père Monroe accusa ma mère d’être une putain » Les fureurs invisibles du cœur de John Boyne.

« J’ai vécu avec toi des dimanches par tous les temps dans ce bout de solitude » Le cahier de recettes de Jacky Durand.

«  Et Ti-Lou lui a demandé : T’aimes pas les hommes ? ce à quoi Rose avait répondu : Y’a rien que les guidounes qui peuvent les aimer, nous autres, on les endure » Chroniques du Plateau Mont-Royal de Michel Tremblay.

« Dommage que ni les rires, ni les sourires, ni les pleurs ne s’écrivent. Ils sont la vie » Le monde sont drôles de Clémence Desrochers.

« Le sexe n’est plus un tabou, mais une obsession collective. La société de consommation exige qu’on ne se prive de rien, pas d’avantage de l’orgasme que du reste » Putain de Nelly Arcand.

« Il a commencé à neigeoter ce matin, et Sam et moi, pour fin octobre, on trouve ça tôt. Je sais pas si on va pouvoir endurer encore un hiver. On voudrait se pousser dans le Sud parce que, comme dit la toune, c’est moins plate être malheureux au soleil. Mais bon, à mon avis, Aznavour, la misère, il sait pas trop c’est quoi, anyway » Chercher Sam de Sophie Bienvenu.

« Écrire c’est lever toutes les censures » Jean Genet.

« Le livre est plus complexe qu’un ordinateur et aussi simple à ouvrir qu’un ciel d’été » L’art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière.

« Je suis là pour toi, si t’as besoin d’une épaule, d’un gros ‘HUG. Je suis là, au bout du PHIL. PHIL, appelle-moi » David Goudreault.

« Elle en était venue à les aimer plus qu’elle n’aurait cru. Elle aimait leurs voix usées, leurs visages ravagés, elle aimait leurs gestes lents, leurs hésitations devant un mot qui fuit, un souvenir qui se refuse, elle aimait les voir se laisser dériver dans les courants de leur pensée et puis, au milieu d’une phrase s’assoupir. Le grand âge lui apparaissait comme l’ultime refuge de la liberté, là ou se défait de ses attaches et ou on laisse son esprit aller là ou il veut » Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier.

« À défaut de croire en Dieu, j’ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l’incroyable pouvoir » Le domaine des murmure de Carole Martinez.

« Celui qui a le courage de s’élever embrasse d’un seul coup d’œil toute sa vie. Et aussi toute sa mort » L’Orangeraie de Larry Tremblay.

« L’amour, au bout de l’attente, il ne vous reste que les yeux pour pleurer » Anne Hébert.

« Il faut avoir peur de perdre les choses pour les aimer passionnément » Je vais mieux de David Foenkinos.

« Il n’y a pas que le bonheur dans la vie, il y a la vie » Monsieur Malaussène de Daniel Pennac

« On a beau n’être pas envieux, on rage toujours quand les autres chaussent vos souliers et vous écrasent » L’assommoir de Émile Zola.

« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » J’accuse de Émile Zola.

« J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui » Alfred de Musset.

« L’amour est un châtiment. Nous sommes punis de n’avoir pas pu rester seuls » Marguerite Yourcenar.

« La vie, de toute façon, la vie, cette fragile construction, n’en ferait qu’à sa tête et le laisserait tomber un jour, lâchement. Il le savait et il n’en éprouvait aucun regret, non, aucun regret, mais un profond désespoir » Quelques adieux de Marie Laberge.

« Elle aimai la littérature, la vie politique. Elle préférait garder son argent pour moi » L’album multicolore de Louis Dupré.

« Il confirme l’adage selon lequel le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, mais la hiérarchie » Au revoir là-haut de Pierre Lemaître.

« On meurt peut d’une rupture, on flotte un temps et on finit par l’oublier, en un mois, un an, dix ans, mais on reste toujours un peut mort, par morceaux. Trop de ruptures, c’est trop de morceaux et on meurt au bout de la vie, rempli de douleurs oubliées. C’est ça, le cancer, c’est les morceaux de douleurs qui s’accumulent pour nous faire chier, et qui nous tuent de l’intérieur » La tendresse attendra de Mathieu Simard.

« En ce temps-là, j’étais dans mon adolescence. J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance. J’étais à 16000 lieues des mille et trois clochers et dans sept gares. J’ai passé mon enfance dans les jardins suspendus de Babylone. Et l’école buissonnière, dans les gares devant les trains en partance. Maintenant j’ai fait courir tous les trains devant moi » La prose du Transsibérien de Blaise Cendrars

« Aimer ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là » Se résoudre aux adieux Philippe Besson.

«Je trouvais, en dehors du plaisir et très réel que me procurait ;’amour, une sorte de plaisir intellectuel à y penser. Les mots « faire l’amour » ont une séduction à eux » Bonjour tristesse de Françoise Sagan.

« Je traverse une période la plus douloureuse de ma vie. Je suis séparée du père de ma fille… Sagan me donne courage, c’est la meilleure consolatrice qui soit » Sagan 54 de Anne Berest.

« La solitude pense-t’elle, est une drogue à libération prolongée, elle pénètre lentement dans votre système, et vous devenez accro. Non, ce n’est pas une addiction, c’est un art. ET vous apprenez à ouvrir les portes du placard avec précaution afin que le vide ne vous saute pas à la gorge » Février de Lisa Lynne Moore.

« J’ai possédé une ferme en Afrique au pied du Ngong. La ligne de l’Équateur passait dans les montagnes à vingt-cinq milles au Nord; mais nous étions à deux mille mètres. Au milieu de la journée nous avions l’impression d’être tout près du soleil, alors que les après-midi et les soirées étaient fraîches et les nuits froides » La ferme africaine de Karen Blixen.

« Je ne suis qu’un lieu, un trait d’union dérisoire, Qui se tient. À l’intersection de leurs vies, un fil ténu qui les relie, aussi fin qu’un cheveu. Invisible au monde et aux yeux » La Tresse de Laetitia Colombiani.

« À cette époque de ma vie, pour des raisons que je n’ai pas pas comprises que longtemps après, je n’acceptais pas de me laisser choisir par les hommes qui me désiraient réellement «  Le carnet d’or de Doris Lessing.

« Je préfère le profond, ce qui peut se pénétrer, ce en quoi il est envisageable de s’engloutir, de se dissimuler; l’amour et les forêts, la nuit, l’automne, exactement comme vous » L’amour et les forêts de Eric Reinhardt.

« Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir » La force de l’âge de Simone de Beauvoir.

« La mort c’est mon truc. C’est grâce à elle que je gagne ma vie » Le poète de Michael Connelly.

« J’ai toujours eu tant de mal à supporter : l’amour, les sentiments. J’ai fui Henriette parce qu’elle m’approchait de trop près » Les chaussures italiennes de Henning Mankell.

« La littérature est l’art de savoir parler de notre histoire comme de l’histoire des autres et de l’histoire des autres comme de notre propre histoire » La valise de son père de Orhan Pamuk.

« Si vous lisez pour le plaisir, lisez plusieurs livres en même temps; laissez sur votre table un livre de poésie, un roman, quelques essais et peut-être une ou deux pièces. L’idée qu’il faut lire un livre de bout en bout avant de se permettre de passer à un autre, relève tout bonnement d’un puritanisme probablement hérité de l’enfance » Lire et écrire de Robertson Davies

« Puisque lutter c’est vivre et que vivre c’est souffrir » Martin Eden de Jack London.

« Il disait : «’Le problème du mariage, c’est qu’il meurt toutes les nuits après l’amour et qu’il faut le reconstruire tous les matins avant le petit-déjeuner » L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez.

« En mourant, tout comme à l’instant de venir au monde, nous avons peur de l’inconnu. Mais la peur est quelque chose d’intérieur à nous-mêmes, qui n’a rien à voir avec la réalité. Ainsi mourir est comme naître : un simple changement » La maison aux esprits d’Isabelle Allende.

« Toutes les femmes libérées finissent quand même par vous parler de leurs rideaux et des couches de leur petit ange, un jour ou l’autre » Sans cœur et sans reproche de Monique Proulx

« Suffisante, j’ai voulu m’en sortir toute seule.

J’ai été orgueilleuse, stupide et indigne.

J’écris pour moi, pour m’évader, non pas en paix, mais soulagée du poids de mon silence.

J’écris pour toi, Antoine.

Et j’écris pour vous, policiers, citoyens, journalistes, magistrats, prompts à embastiller en prétextant la recherche de la vérité.

Vous la voulez la vérité ?

Lisez… » Je me suis tue de Mathieu Menegaux.

« Il n’y a rien de mieux qu’un roman pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu’elle n’est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains » Mario Vargas Llosa.

« Être une femme était un piège. Quelque chose aurait raison de vous avant vos ving-trois ans. Le seul moment ou le monde vous fait quelque faveur ou vous accorde une chance, c’est durant cette période de cour, très brève, pendant laquelle il essaie de vous baiser pour la première fois » Hötel Lonely Hearts de Heather O’Neill.





« Il y a tant de problèmes… mais je crois qu’il y a une solution à tous ces problèmes, et il n’y en a qu’une, c’est l’éducation » Malala Yousafza.

« Par un matin froid et venteux de février, une femme prend le vol de dix heures à destination de Londres, suivie par un chien invisible »

« Dans cette civilisation ou les gens jeunes et beaux sont appréciés pour leur énergie et leur égotisme, les femmes vieillissantes et sans beauté sont censées s’effacer, ne pas se plaindre, prendre aussi peu de place et respirer aussi peu d’air que possible » Liaisons dangereuses de Alison Lurie.

« Ma fille est rentrée à minuit… Elle laisse toujours quelque chose dans le couloir ou dans la salle de bain quand elle rentre tard, des signes vestimentaires, pour que je voie toute de suite qu’elle est saine et sauve. Je fais la même chose de mon côté » L’envol du héron de Katharina Hagena.

« Aussi est-il logique que la femme cherche instinctivement les moyens de conserver, sinon sa beauté, du moins ce qui lui en reste. La coquetterie de certaines vieilles dames est une chose qui nous parait charmante mais qui, dans la réalité, n’est qu’un drame chez des femmes qui s’obstinent à ne pas vieillir » La tricheuse de Guy Des Cars.

« La modeste et douce bienveillance est une vertu qui donne plus d’amis que la richesse et plus de crédit que le pouvoir » Comtesse de Ségur.

« Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un » Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.

« Grand Vizir. Et ce moussaillon-là sous prétexte qu’il avait vu en rêve son ami Tchang vivant s’est fourré dans ls caboche de le retrouver… Et parce qu’il est têtu comme une mule, il a appareillé pour le Nepal » Tintin au Tibet Hergé.


« Eh toi, qu’est ce que tu prends pour aller mieux… Je prends de la distance » Mafalda.

« Quand germent les superstitions et qu’on commence à les confondre avec la vérité vraie, c’est le début de la fin pour la civilisation. Nous ne pouvons nous permettre de penser en termes de chance ou de malchance » En un monde parfait de Laura Kasischke.

« L’histoire n’est pas dans les mots, elle est dans la lutte » Paul Auster.

« Je ne me souvenais même plus de mes autres amours, peut-être parce que le bonheur est toujours, un crime passionnel : ils suppriment tous les précédents » Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable de Romain Gary.

« Montréal en mars est parfois comme une caresse. Je pose avec délectation mes pieds dans les grandes flaques de sloche, je me laisse soulever par la douceur de l’air plus doux et j’éclabousse mon grand manteau noir en gloussant de plaisir » Ça va aller de Catherine Mavrikakis.

« Une fois ouvert, un livre vraiment nuisible ne se referme plus » Le cœur est un muscle involontaire de Monique Proulx.

« Selon elle, une civilisation qui se préoccupait autant d’archivage était, à n’en pas douter, une civilisation sur le déclin. Tarmac Nicolas Dickner.

« « Moi à cette époque je ne savais plus de quoi j’avais envie, l’envie était partie, elle m’avait quittée avec la confiance, l’appétit, la gaieté » La gaieté de Justine Lévy.

« C’est lui qui est parti et c’est moi qui me sens coupable. Je suis féministe mais cruche. Le paradoxe est mon royaume » Ouf! de Denise Bombardier.

« À toutes celles qui vivent dans l’illusion que l’égalité est acquise et que l’histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n’est plus précaire que les droits des femmes » Ainsi soit-elle de Benoîte Groulx.

« Quand j’ouvrais les yeux dans l’obscurité et que je te sentais à mon côté, je m’étonnais que les étoiles ne fussent pas au-dessus de ma tête, tellement le ciel me semblait proche dans l’ombre, j’ai pleuré de bonheur » Lettre d’une inconnue de Stefan Sweig.

« C’est dans la poésie que je trouve une autre façon de regarder le monde » Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle.

« Personne ne fait attention à eux. Personne ne fait attention à personne. Chacun est bien trop occupé à faire impression » Ne t’en fais pas, je vais bien de Olivier Adam.

« Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c’est la férocité des lâches » Pas Pleurer de Lydie Salvaire.

« Le vertige, ce n’est pas la peur de tomber, c’est la peur d’aimer la chute » La chute de Sparte de Biz Fréchette.

« Mathilde conduit jusqu’au rond-point, puis se gare sur le parking du supermarché. Presque personne à cette heure-ci. Elle choisit une place loin de l’entrée, éteint le moteur, insère le disque dans la fente du tableau de bord. À l’ombre de la grande enseigne, la musique surgit, le volume à son maximum.

Oh Lord who will comfort me ?

Mathilda cale un miroir sur le volant, se regarde, se trouve belle et triste à la fois, observe son menton, son nez, ses lèvres. C’est le moment du dépouillement, le pire de tous.

Elle sort de la voiture, ouvre le coffre. Sous la moquette, la roue de secours a disparu pour abriter une mallette. Elle la saisit en tremblant. Combien de temps encore ? Mathilda se rassoit, la mallette en aluminium lui glace les cuisses. Elle actionne les petits clapets qui se soulèvent avec un bruit sec » Point Cardinal de Léonor de Récondo.

« Quand on est le parent, peu importe l’accident, peu importe qu’on soit trouvé loin ou pas au moment ou il se produit, même si de toute façon on n’aurait rien pu faire, on se sent responsable du malheur survenu à un enfant. Nos enfants n’ont que nous, et leur conviction qu’on va les protéger est contagieuse » Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver.

« Il appréciait, jusqu’à présent, mais était bien sûr susceptible de changer d’avis. Harry était toujours pleinement disposé à donner aux gens une nouvelle chance d’atterrir sur sa liste noire » Le Bonhomme de neige de Jo Nesbo.

« …les médecins, comme les prêtres, ont au moins le devoir de feindre une science qu’en fait, ils ne possèdent pas » Nécropolis de Herbert Lieberman.

« …il faut garder ses larmes pour les choses qui existent et qui a disparu »

Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui.

« Je succombe toujours aux gens qui rient. Les gens qui rient m’introduisent un instant dans leur propre tribu. Qu’est-ce qu’un rire après tout ? Une explosion d’enfance partagée. C’est dans le rire que l’humanité nivelle ses différences et efface ses rides » Le cœur est un muscle involontaire Monique Proulx.

« Il y a des choses qui se racontent mal, et, l’humiliation est en une » Maryse de Francine Noel.

« Tous les fanatismes décidément se ressemblent, et tous se valent » Pas pleurerde Lydie Salvayre.

« Vouloir jouer aux échecs contre soi-même, est donc aussi paradoxal que de vouloir marcher sur son ombre » Le joueur d’échecs de Stefan Sweg.


« Moi, mes sentiments, c’est impossible de les retenir. Ils débordent de partout, comme du vomi dans un sac de papier. C’est pour ça que je me contrôle très mal. En fait je ne me contrôle pas du tout : j’explose. Je suis ma propre bombe. C’est Hiroshima en permanence dans ma tête. Après mon passage, c’est les cataclysmes, les hécatombes, les catacombes. Je suis mon pire drame. Et encore pire, c’est que je me suis trouvée avant même de me chercher. Je me suis trouvée et depuis je ne peux plus me débarrasser de moi » Borderline de Marie-Sissi Labrèche.

« Au bout du compte, chaque pas parmi les rochers en a valu la peine, tant les points de vue étaient spectaculaires, malgré le ciel ouvert. Nous sommes restés là, en silence, au-dessus de la mer dense de nuages blancs. Pour toute la première fois de ma vie, j’ai senti la présence de Dieu » Les égarés de Lori Lansens.

« … J’ai toujours cru naivement que le mot « indien » était parmi les plus beaux mots du monde. Je trouvais qu’il était beau d’être un indien. L’histoire aura eu raison de moi, aura eu raison de nous. Ils sont bien disparus ces « Sauvages » et ces « Indiens » jetés à la fourrière des mots honnis, conspués. On les a changés en pensant changer le monde. Ne dites plus ceci ou cela, le problème s’en trouvera résolu- car nous savons tous qu’il est beaucoup moins aveugle, le non-voyant, comme elle est beaucoup moins infime, la personne à mobilité réduite. Il semble bien qu’il soit beaucoup moins indien, l’Autochtone » Le peuple rieur de Serge Bouchard.


« Quand elles me disent cérémonieusement : Mon père, elles me glacent mais quand elles m’appellent papa, il me semble encore les voir petites, elles me rendent tous mes souvenirs. Je suis mieux leur père » Le Père Goriot de Honoré de Balzac.

« Pourquoi déclamer contre les passions ? Ne sont elles pas la seule belle chose qu’il y ait sur la terre, la source de l’héroisme, de l’enthousiasme, de la poésie, de la musique, des arts, de tout enfin ? » Madame Bovary de Gustave Flaubert.

« Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort » Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas.

« Le monde est un vaisseau dans un voyage sans retour » Moby Dick de Herman Melville.

« Je n’osais pas bouger et en même temps je me tenais prêt à lui sourire, pour qu’il le voie mon sourire, quand il ouvrirait les yeux, Roger, et parce qu’un sourire, ça fait toute la différence, avec un sourire tu n’es plus seul » Si tu passes la rivière de Geneviève Damas.

« Avec ma mère, impossible de se relâcher, de se permettre un instant d’être comme ces gens qui sont comme tout le monde, qui ne cherchent pas à être uniques et qui font leurs achats chez Walmart. À force de vouloir être absolument libre, on se barricade » Rapide-Danseur de de Louise Desjardins.


« J’ai vécu avec toi des dimanches par tous les temps dans ce bout de solitude » Le cahier de recette de Jacky Durand.


« Mon présent est un présent du cœur du ciel. C’est ce que je me dis chaque matin, quand j’ouvre les yeux. J’ai été très malheureuse, anéantie, même, inexistante. Vidée. J’ai été comme des voisins de palier mais en pire. Mes fonctions vitales fonctionnaient mais sans moi à l’intérieur. Sans le poids de mon âme, qui pèse, paraît-il, que l’on soit gros ou maigre, de grand ou petit, jeune ou vieux, vingt et un grammes.

Mais comme je n’ai jamais eu le goût du malheur, j’ai décidé que ça ne durerait pas. Le malheur, il faut bien que ça s’arrête un jour » Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin.


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